Les énergies renouvelables ont récemment été au coeur des agendas de la coopération entre la France et l’Amérique centrale. Plusieurs ateliers et conférences se sont déroulé au Guatemala et au Salvador, permettant aux experts internationaux présents de souligner les enjeux du développement durable spécifiques aux pays centraméricains. 

GUATEMALA

Le Guatemala, à la biodiversité aussi dense que vulnérable au changement climatique, dispose d’un mix énergétique contenant une part relativement importante de ressources renouvelables: en 2017, il compte en moyenne 65% d’énergies renouvelables dans sa matrice énergétique, dont 66% relèvent de la génération hydroélectrique.

Le pays présidait le groupe des pays latino-américains modérés (AILAC) lors de la conférence de Paris (COP21) et a rapidement ratifié l’Accord de Paris. Aussi, le Guatemala co-présidera (dans le cadre d’un tandem avec un pays développé) en 2018 le PCCB (Paris Committee on Capacity Building), seul organe subsidiaire créé par l’accord de Paris.

Dans ce contexte, le Service Economique de l’Ambassade, avec l’appui de l’IFAC (Fonds d’Alembert), de l’Association de Générateurs d’Energie Renouvelable (AGER) et de l’Université del Valle de Guatemala (UVG) a organisé un atelier sur les ENR, le mardi 10 avril, intitulé  « Les énergies renouvelables: une vision stratégique de long terme », dans le Salon Atitlán de l’Hotel Camino Real.

Ouvert au public, cet événement a permis de relancer le débat public sur l’intérêt d’un développement majeur des ENR dans la matrice énergétique du pays, au regard du respect de ses engagements climatiques. Il aura également permis de communiquer sur l’Alliance Solaire Internationale, à laquelle le Guatemala n’a pas encore adhéré.

 

 

EL SALVADOR

L’atelier du 12 avril 2018, intitulé : « Stockage des énergies renouvelables : succès et défis en France et au Salvador » a également suscité un grand intérêt. Il s’est tenu à l’Université José Siméon Cañas (UCA) et a attiré une centaine de participants. Il a été inauguré par la Ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles (Lina Pohl), aux côtés de notre Ambassadeur.

La première partie, sous forme de conférence magistrale, a été déclinée en plusieurs séquences portant sur : la photographie de la situation actuelle des énergies au Salvador et les défis du pays en termes de transformation énergétique avec les interventions de l’UCA et de l’Association salvadorienne des producteurs d’Energie Renouvelable (ASER). Les témoignages de l’entreprise française Neoen (co-producteur de la plus grosse batterie de stockage au monde, en Australie) et de l’entreprise de distribution Delsur (groupe colombien Empresas Publicas de Medellin, ayant suivi le premier AO gagné par Neoen), aindi que le retour d’expérience du Syndicat français des Energies Renouvelables ont permis d’envisager de nouveaux projets, notamment en ce qui concerne les financements de Proparco dans la région dans le secteur des ENR.

La seconde partie de l’évènement s’est déroulée sous forme de table ronde entre acteurs institutionnels incluant l’association salvadorienne d’industrie (ASI), l’UCA, l’ASER, le SER ou encore un consultant de la BID spécialiste du secteur (Christophe Hoor).

Après un dialogue enrichissant inscrit dans la dynamique d’intégration des ENR non-conventionnelles, l’ambassadeur de la délégation de l’UE a clôturé le séminaire en rappelant l’importance de la lutte contre le changement climatique, l’apport des nouvelles technologies pour gagner en compétitivité dans cette lutte et la volonté de coopération de l’UE avec la région afin d’appuyer sa transformation énergétique et sa lutte contre le réchauffement climatique global.

Les médias nationaux (Prensa Grafica, El Diario de hoy, etc) et le service de communication de l’UCA ont rendu divers échos de la visite de l’expert Cyril Carabot, à l’occasion de cet atelier.