Entre juin et juillet 2018, les équipes costariciennes de recherche en archéologie ont été accompagnées par des chercheurs allemands et français pour analyser les pierres du site de El Pedregal, dans le Guanacaste.

 

Le Guanacaste est une région du Nord-Ouest du Costa Rica, connue pour être la région la plus sèche du pays centraméricain. Face à l’océan Pacifique, plusieurs volcans se dressent, témoins des civilisations ancestrales de la Mésoamérique. Si l’existence de ces peuples a été documentée depuis plusieurs années, les complexités et richesses de leur culture restent méconnues. C’est ainsi que l’ampleur des dernières découvertes de la région costaricienne a suscité l’attention de chercheurs internationaux. Près de la frontière avec le Nicaragua, dans la zone de Pedregal, au pied du volcan Orosí, des scientifiques ont découvert environ 500 pierres de taille variant de 2 à 7 mètres de haut et de 1 à 5 mètres de large. Sur celles-ci apparaissent des dessins indigènes de l’ère précolombienne, telles que des figures zoomorphes. Les périodes identifiées s’étendent de 300 à 800 ap.J-C. Les archéologues français et allemands, respectivement appuyés par l’Institut Français d’Amérique Centrale et l’Unversité de Bonn ainsi que la Fondation Altamerika-Stiftung, sont venues au Costa Rica afin d’appuyer les équipes nationales dans les recherches.

Les experts parlent de créer des modélisations 3D afin d’étudier ces vestiges. Plusieurs drones ont déjà été utilisés afin de réaliser une cartographie de la zone qui s’étend sur 1,5 km carrés. 2 000 clichés ont été pris pour le moment. L’une des utilisations potentielles est la création d’un catalogue virtuel pour une diffusion élargie, aux musées et aux établissements scolaires par exemple.

On estime qu’il faudra environ 4ans pour déchiffrer l’ensemble des pierres, d’où la nécessité de la contribution de la coopération internationale. Les chercheurs espèrent avoir une meilleure compréhension des connaissances de cette civilisation, des processus migratoires et des pratiques culturelles de cette époque. Cette collaboration souligne l’importance pour l’Allemagne, la France et le Costa Rica de préserver le patrimoine légué par nos ancêtres.