Le site archéologique du Pedregal se trouve dans la cordillère de Guanacaste, dans la province du même nom, au nord-ouest du Costa Rica, à 20 km de la frontière avec le Nicaragua. Cette région fait partie de l’Aire de Conservation du Guanacaste (ACG)1, inscrite sur la liste du patrimoine mondial naturel de l‘humanité de l’UNESCO depuis 1999.

Il s’agit d’un ensemble d’au moins 465 roches gravées à l’air libre qui sont dispersées au sein de plusieurs savanes étendues sur les pentes ouest (côté Pacifique) du volcan Orosi, entre 400 et 800 m d’altitude. La savane principale couvre 93 hectares. Elle se compose d’une végétation disparate d’arbustes et de hautes herbes formant une immense clairière. Ces savanes contrastent fortement avec les différents types de forêt tropicale qui couvrent, selon les altitudes, les pentes du volcan (forêt décidue sèche tropicale, humide de montagne et tropicale de montagne) (Nuhn 1978).

Disséminées au sein d’un chaos rocheux d’origine volcanique, les roches décorées possèdent des dimensions variées, une des plus grandes mesure 5,20 m de long, 4,30 m de large et 2,10 m de haut (fig. 2); toutefois, la plupart ne dépasse pas 2 m de long, 1 m de large et 1 m de haut.

En raison de la grande quantité de roches gravées et de son extension, le Pedregal est le gisement rupestre le plus important du Costa Rica et l’un des principaux d’Amérique centrale.

Depuis 2018, le gisement rupestre est étudié par le Projet Archéologique Guanacaste (PRAG), dont le principal objectif est de comprendre le rôle du site au sein des articulations transculturelles de la région archéologique de la Gran Nicoya. Afin de mieux comprendre l’interaction des roches gravées avec le paysage, plus de 2000 photographies aériennes ont été réalisées par drone. En outre, pour permettre une bonne visualisation des pétroglyphes, des modèles photogrammétriques en trois dimensions d’une trentaine de roches ont été réalisés. Enfin, une visite virtuelle interactive expérimentale du site est en cours de création.

Le PRAG est un projet franco-allemand-costaricien soutenu en France par l’Institut Français d‘Amérique Centrale (IFAC), le Laboratoire d’Archéologie des Amériques, le Centre d’Études Mexicaines et Centraméricaines (CEMCA), l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE). De la part de la coopération allemande, on retrouve la fondation Deutsche Altamerika Stiftung4 (DAS) et la Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn5. Au Costa Rica, ce sont les Museos del Banco Central de Costa Rica6 (MBCCR), le Area de Conservación Guanacaste1 (ACG) et le Museo Nacional de Costa Rica7 (MNCR) qui participent au projet.

Ce projet a une durée de 5 ans (2018-2022) et s’organise en différentes étapes qui incluent des prospections, des sondages archéologiques, des études spécialisées et l’expérimentation de nouvelles technologies. Les archéologues en charge du PRAG sont Philippe Costa, Priscilla Molina Muñoz, Martin Künne et Eric Gelliot.

 

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pedregal_(Costa_Rica)